LES FICHES MÉTIERS : CINÉMA ET AUDIOVISUEL

Le directeur de production assume les responsabilités de la préparation, de la gestion budgétaire et du bon déroulement d’une production, de la phase de pré-production jusqu’à la fin des prises de vues et généralement jusqu’à la livraison du film. Il intervient dans tous les domaines de la production audiovisuelle : cinéma, fiction, documentaires.

Description du métier

Le directeur de production intervient dès la phase de pré-production pour le compte d’un producteur et d’une société de production. A partir d’un scénario, il procède au «dépouillement» technique sous l’angle des coûts probables des scènes et séquences afin de réaliser une estimation d’un film. Cette estimation permet au producteur d’avoir un cadre financier plus précis. Le directeur de production gère et affine le budget du film qui représente un équilibre précaire entre la volonté artistique du réalisateur et une réalité budgétaire, fixée par le producteur. Une fois le projet entré dans la phase de production, le directeur de production prend en charge la gestion concrète. En concertation avec le réalisateur, il détaille encore plus précisément les moyens humains et techniques à engager. Il embauche les principaux collaborateurs et chefs de poste. En concertation avec le 1er assistant réalisateur et le régisseur général, le plan de travail est affiné, les décors sont repérés, les choix techniques du tournage et de la postproduction sont opérés. Son travail est en fait une suite d’évaluations successives qui constituent autant de compromis entre les demandes de mise en scène et les contraintes financières. Pendant le tournage, il veille à son bon déroulement, gère le budget et la trésorerie. Représentant le producteur sur les lieux du tournage, il est garant de la sécurité des équipes sur les lieux de tournage et peut, en cas d’imprévus, prendre des décisions rapides.

Les domaines d'activité principaux

  • Effectuer le « dépouillement » d'un scénario
  • Préparer le planning, le déroulement et le budget d’une production audiovisuelle cinéma, télévision
  • Gérer le budget d’une production
  • Gérer le déroulement d’un tournage
  • Compétences Réalisateur (animation)
  • Les conditions de l'exercice du métier

    Le directeur de production travaille dans un bureau pour le travail d’analyse (lecture de scénarii) et de « dépouillement » technique, puis ses occupations évoluent vers un emploi du temps très souvent chargé et des horaires variés à l’approche du tournage. C’est un travail accaparant, avec de fréquents déplacements. Il peut être secondé par un administrateur de production. Le directeur de production est salarié d’une société de production.

    Ses relations professionnelles

    Producteur, réalisateur, administrateur de production, assistant de production, 1er assistant réalisation, régisseur général, intervenants artistiques (comédiens, musiciens …), chefs de poste des différents corps de métier lors du tournage.

    Ses responsabilités

    Le directeur de production est responsable du bon déroulement d’une production audiovisuelle. Il porte notamment la responsabilité de la bonne gestion budgétaire de la production dont il réfère au producteur. En revanche, il n’est que rarement en charge du budget global d’un projet, certains postes budgétaires importants étant du domaine du producteur (co-production internationale, contrats des comédiens principaux …).

    Fiche ROME

    L1302 Production et administration spectacle, cinéma et audiovisuel

    Evolution du métier

    Un directeur de production peut devenir producteur.
    Le storyboarder intervient au cours du développement d’une œuvre d’animation (court ou long métrage, série, unitaire, clip, publicité…). Il est le maillon essentiel du passage entre le développement de l’œuvre et sa mise en production.

    Description du métier

    Le storyboarder est chargé de la mise en scène de l’œuvre. Sa mission est de réaliser une première étape de mise en image de l’histoire à partir du script et des éléments graphiques (décors, personnages..) dont il dispose, en suivant les intentions du réalisateur et/ou du chef storyboarder. Le storyboarder dessine chaque plan du film, chaque intention. Cette étape préliminaire d’avant tournage correspond à la future succession des plans animés d’un film. C’est le storyboarder qui décide de la manière de bouger et de se comporter de chaque personnage. Chaque dessin est accompagné des dialogues et informations sur la mise en scène : description de l’action, indications du jeu des personnages et des différents effets éventuels visuels ou sonores, dialogues, mouvements de caméra et numérotation des plans, des séquences et des décors. Préparation du story board : La 1ère étape de son travail consiste à lire et analyser le scénario qu’il interprétera ensuite en séquences et en plans. Il doit avant tout comprendre les attentes du réalisateur. Selon l’importance du projet, il peut y avoir un seul ou plusieurs storyboarders qui constituent une équipe dirigée par un chef storyboarder. Quelle que soit l’organisation mise en place, le storyboarder ou le chef storyboarder travaille en liaison étroite avec le réalisateur. Réalisation du storyboard : Le storyboarder réalise ensuite la transcription visuelle du scénario. Il divise le scénario en autant de plans que nécessaires pour la fabrication du film, définissant ainsi le découpage et le timing de l’œuvre. Chaque plan compte plusieurs dessins. Chaque plan dessiné mentionne la position des décors et des personnages, les mouvements de caméra, le cadrage, les sons, les effets spéciaux, l’orientation de la caméra… Autrefois dessiné sur papier, le storyboard est aujourd'hui essentiellement dessiné directement sur ordinateur grâce à des logiciels dédiés. Utilisation du storyboard : Le storyboard constitue un outil fondamental pour la réalisation du film. Il en est la véritable partition. Il permet au réalisateur de se consacrer davantage à la partie créative. Le story-board sert également à toute l’équipe du film en facilitant la diffusion de données essentielles.

    Les conditions de l'exercice du métier

    Dans la majorité des cas, le storyboarder est salarié en contrat à durée déterminée d’usage (CDDU), au terme duquel il doit remettre le storyboard. Le storyboarder travaille fréquemment à domicile. Le travail s’effectue sur ordinateur. Si le storyboarder n’est pas équipé (cas très rare), l’employeur peut lui prêter du matériel. Il peut aussi mettre à disposition les logiciels nécessaires. Selon la taille du projet, le storyboarder peut faire partie d’une équipe de storyboarders, dirigée par un chef storyboarder et/ou directement par le réalisateur. Le storyboarder est embauché par un studio d’animation, une société de production audiovisuelle, cinéma, d'animation, de publicité, de jeux vidéo, de programme multimédia. Il s’agit principalement de PME, voire de TPE dont les effectifs varient en fonction des besoins de production. Il est parfois demandé au storyboarder de réaliser l’animatique* bien que cela ne soit normalement pas sa mission mais celle d’un monteur.

    Ses relations professionnelles

    Le storyboarder travaille sous la direction du réalisateur (et/ou le cas échéant du chef storyboarder) pour les questions artistiques et du producteur ou directeur de production pour le respect des délais. Il peut aussi être en lien avec le directeur artistique, le designer des personnages et le monteur. Il est très autonome et travaille pour, mais pas directement avec, l’ensemble de l’équipe. Il peut être (cas très rare) assisté d’un cleaner ou d’un assistant storyboarder en charge de la mise au propre des dessins.

    Ses responsabilités

    Le storyboarder assure la mise en scène de l’œuvre d’animation, sous la direction du réalisateur, en respectant les contraintes de fabrication et de budget, ainsi que les délais. Il est donc responsable du jeu des personnages, de la présence des décors, des accessoires, des effets spéciaux dans les différents plans. C’est lui qui gère le rythme du film dans sa globalité et par séquences. Le storyboarder décide du degré de détails de son storyboard, sur les indications éventuelles du réalisateur. Le storyboard est « le » document qui sert de référence à tous les métiers impliqués dans la fabrication de l’œuvre audiovisuelle. Plus il sera détaillé, et plus les étapes ultérieures seront facilitées.

    Les formations liées au métier

    Le métier de storyboarder implique une connaissance très fine de tous les aspects de l’animation comme du langage cinématographique. Il nécessite des qualités de réalisateur, de dessinateur, mais aussi une grande connaissance des contraintes techniques de l’animation. Une formation spécifique dans une école d’animation est donc très fortement conseillée. Les formations vont des niveaux bac+2 à bac+5. Les étudiants peuvent enchainer différents cursus dans différentes écoles. Les jeunes diplômés commencent généralement leur carrière de storyboarder dans de petites productions, comme des séries TV ou des formats courts (2 à 6 minutes), ou comme assistant storyboarder ou cleaner.

    Evolution du métier

    Les techniques du métier de storyboarder ont beaucoup évolué avec le passage du papier à l‘écran et l’émergence de logiciels dédiés. Leur usage a élargi le champ des missions du storyboarder qui est désormais parfois amené à réaliser l’animatique du projet ou à participer à sa fabrication avec le monteur. Ces nouveaux logiciels ont également rendu possible la multiplication du nombre de poses par plan ce qui permet de découper très précisément un mouvement, gérer le timing et parfois déjà synchroniser ce mouvement sur une piste son. Un storyboarder peut évoluer vers un poste de chef storyboarder. Par les compétences multiples qu'il demande et son apport essentiel dans la mise en scène, il est fréquent que le storyboarder évolue vers le métier de réalisateur.
    La scripte a pour mission de veiller à la continuité et la cohérence visuelle et sonore d’un film pendant la phase où le scénario se transforme en objet visuel par l’intermédiaire du tournage. Avant, pendant et après le tournage, elle travaille en étroite collaboration avec le réalisateur et prend complètement en charge, en tenant compte des exigences artistiques de celui-ci, l’ensemble des détails incontournables pour que tous les plans du film soient « raccords » et « montables ».

    Description du métier

    Pendant la préparation elle est chargée de pré-minuter le scénario et d’établir une continuité chronologique. Le terme raccord est le maître mot du métier de scripte. Elle s’applique à tous les éléments visuels du scénario, qu’il s’agisse des décors ou de l’apparence physique des artistes, mais également aux dialogues, ainsi qu’aux liens entres les plans. Le tournage d’un film s’effectue plan par plan, un plan pouvant exiger plusieurs prises : - les prises raccords : d’une prise à l’autre, la scripte vérifie que les comédiens ainsi que les détails visuels (accessoires, vêtements, coiffures, maquillages) qui peuvent être manipulés pour les besoins de la scène, retrouvent leur place et aspect initiaux garantissant que l’aspect visuel de la prise suivante sera identique à celui de la prise précédente. - les plans raccords : la composition d’une séquence exige généralement le tournage de plusieurs plans. D’un plan à l’autre, la scripte vérifie que les détails visuels sont modifiés en cohérence avec les besoins du scénario (par exemple un accessoire déplacé, un verre vidé, une cigarette consumée…), que les dialogues s’enchaînent avec cohérence (pas de phrase oubliée) et sont conformes à leur version écrite dans le scénario. Pendant la phase de montage du film, certains plans ou séquences peuvent être supprimés à la demande du réalisateur ou du producteur. Du fait de ces coupures, deux plans ne sont plus raccords, visuellement ou au niveau des dialogues. Le monteur va alors créer des raccords, à partir des images existantes, toujours dans un souci de cohérence de l’histoire et de continuité du scénario sur les indications du rapport scripte. - les journées raccords : il s’agit de séances de tournage organisées en aval du tournage initial, au cours desquelles sont filmés des plans, voir des scènes entières, nécessaires pour obtenir des plans raccords avec les plans initiaux. Ces journées sont généralement organisées à la demande du monteur qui s’aperçoit, en phase de montage du film, qu’il lui manque des plans raccords. La scripte peut exceptionnellement être sollicité pendant le montage en cas de doute sur la continuité des séquences. Pendant la préparation du tournage, pendant le tournage, et pendant le montage, la scripte est la responsable des raccords sous tous leurs aspects, en collaboration étroite avec le réalisateur et les chefs d’équipe concernés. Elle doit posséder une excellente mémoire visuelle, même si elle travaille à l’aide d’un appareil photo. La scripte est chargé de rédiger quotidiennement un rapport de tournage qui est nécessaire à la production pour que cette dernière puisse évaluer les moyens humains et matériels mis en œuvre chaque journée et les comparer aux moyens initialement prévus et budgétés. Les outils de travail du scripte sont : le chronomètre silencieux pour minuter chaque plan, un appareil photo pour photographier chaque scène, divers cahiers supports des rapports quotidiens, une version papier du scénario et des stylos de couleurs pour y consigner des annotations.

    Les domaines d'activité principaux

    • Préparer le tournage en rédigeant la « continuité » du scénario
    • Veiller au respect des raccords son/image
    • Rédiger des rapports quotidiens : montage, image et production

    Les conditions de l'exercice du métier

    En règle générale, un réalisateur fait appel pour son tournage à un seul et unique scripte, qui peut travailler avec un assistant scripte (en particulier lors des tournages à plusieurs caméras). La charge de travail dépasse le temps consacré au tournage : la scripte rédige des rapports tout au long de la journée de tournage et établit les rapports journaliers à l’issue de chaque journée de tournage. Sa fonction lui impose une proximité physique avec les comédiens pour ajuster un détail de costume ou de coiffure, nécessaire à un raccord. Elle travaille en étroite collaboration et en proximité avec le réalisateur et son premier assistant. La scripte est salariée d’une société de production.

    Ses relations professionnelles

    Le réalisateur, le chef costumier et le chef maquilleur, l’accessoiriste, le chef décorateur, le 1er assistant, le directeur de la photo et le chef opérateur du son, le chef monteur, le directeur de production et le régisseur général, les comédiens.

    Ses responsabilités

    D’une part, la scripte est responsable de tous les raccords pendant le tournage, et pendant la phase de postproduction. A ce titre, elle est garante de la bonne exécution des actions nécessaires à ces raccords, qu’il s’agisse du replacement des accessoires, de l’arrangement des costumes, des coiffures et du maquillage, de la gestuelle et des mouvements des artistes, et des dialogues. Son exemplaire du scénario est essentiel au tournage : c’est grâce à ce document que le raccord des plans est assuré. D’autre part, la scripte est missionnée par la production pour rédiger un rapport de tournage journalier, le « rapport de production ». Elle est responsable de la fiabilité, de la précision et de l’exactitude des éléments, des explications éventuelles et des justificatifs qui y sont consignés.

    Fiche ROME

    L1304 Réalisation cinématographique et audiovisuelle  
    Le scénariste est un auteur qui écrit des textes pour le tournage de fictions (unitaire, série, dessin animé) ou documentaires audiovisuels. Il peut apporter le corps et le sujet. La forme de ces textes est normalisée et généralement divisée en étapes : synopsis, bible, arches narratives, séquenciers, traitement, dialogues…. Elle anticipe et intègre aussi diverses exigences liées à la production ou au format de l'œuvre (format de 2 min, 13mn, 26mn, 52mn, 90mn, etc.), d'une fiction faisant partie d'une série ou d'une collection, etc. Le scénariste est un auteur et n’a pas le statut de salarié.

    Description du métier

    Le scénariste travaille généralement à partir d’une idée qu’il a pu initier ou qui lui a été proposée. Au début d'un projet, le scénariste précise les caractères généraux de l'œuvre : genre (policier, étude de mœurs, science-fiction…), code de narration (drame, comédie…), description des personnages principaux et secondaires (nombre, type de caractère, style vie, fonction dans l'histoire…), indications générales sur le décor (milieu urbain, campagne, intérieur, extérieur…), public ciblé, type de narration, point de vue sur les thématiques abordées, etc. Lorsque ces premiers éléments sont définis et acceptés par la production, le scénariste procède à l’écriture du scénario s’il s’agisse d’un unitaire, ou du « pilote » (premier épisode) pour une série. Il peut également écrire tous les épisodes d'une première saison, qui seront prêts à être tournés. L’écriture se fait en étroite collaboration avec le directeur littéraire, le cas échéant, désigné par la production et dédié au projet. Chacune des étapes du processus d’écriture donnent lieu à des discussions, des critiques et éventuellement des modifications du texte. Le passage d'une étape à l'autre se fait par validation du directeur littéraire et/ou du producteur. Le scénariste travaille à la fois de manière autonome mais aussi en collaboration avec d'autres professionnels. Les codes d'écriture d’un scénario sont très différents de ceux d’un roman. Elles impliquent une codification spécifique qui rend le texte exploitable par l'équipe de tournage : le style est descriptif et très neutre ; les pensées des personnages, qui n’apparaissent pas à l’écran, ne sont pas décrites, les indications de décor, de ton, de costume sont minimes car elles donneront lieu à l'interprétation du réalisateur ou d'autres professionnels du tournage. Cette écriture doit aussi tenir compte des exigences techniques et budgétaires de la production. La durée de chaque scène est étudiée en fonction du format, le nombre de décor et leur nature est prédéterminé, de même pour le nombre des acteurs ou leur identité, les ellipses de temps (nuit/jour, durée « d’absence » du personnage à l’écran et dans l’histoire) doivent respecter, notamment quand il s'agit d'un épisode d'une série, les codes du genre, etc. Bref, un scénariste n'écrit pas pour lui, il écrit pour le spectateur et pour ses confrères de tournage. Dans le domaine du documentaire, il s'agira de rédiger d'abord un dossier qui présente le sujet du documentaire, son intérêt, sa spécificité, l'angle sous lequel sera décrit le sujet. Il évoquera les témoins, experts qui seront l'objet d'interview dans l'œuvre, il proposera des lieux et des moments de tournage révélateurs de ce que le documentaire cherche à montrer. Il proposera aussi une scène à scène du documentaire, qui permettra de mieux anticiper la construction de l'œuvre, son rythme, ses moments forts, son temps d'explication, et qui servira de fil conducteur pour le montage.

    Les domaines d'activité principaux

    • Rédiger la « bible » d’une série ou d’un unitaire TV, et l’enrichir en fonction de l’évolution du projet
    • Ecrire la version définitive du scénario en prenant en compte les demandes du producteur, du diffuseur et du réalisateur

    Les conditions de l'exercice du métier

    Le scénariste peut écrire seul, en binôme ou en équipe, en fonction de ses habitudes de travail, des exigences du producteur ou du diffuseur, ou du type d'œuvre. Le travail en atelier de scénaristes se développe beaucoup d’autant plus s’il s’agit d’une série diffusée quotidiennement. De plus en plus souvent les diffuseurs ont des exigences très précises sur l’écriture du scénario et imposent un formatage déterminant l’écriture : choix artistiques, rythme avec évènements à intervalle régulier, maille de l’intervalle, caractéristique des personnages… Le scénariste est en contact régulier avec le diffuseur, au cours de « réunions de texte ». Le scénariste n’est généralement pas présent lors du tournage. Néanmoins, le réalisateur peut souhaiter sa présence lors de séances de lecture avec des comédiens pouvant aboutir à la réécriture de certaines scènes pour adapter le texte à un comédien précis, ou pendant le tournage pour vérifier qu’il n’y a pas redondance entre les dialogues et les faits exprimés explicitement par l’image, et, le cas échéant réécrire certaines parties des dialogues. Le scénariste est un auteur et n’a pas le statut de salarié. Un contrat d’auteur le lie avec un producteur qui prévoit sa participation aux différentes étapes de l’élaboration du scénario, avec d’éventuels collaborateurs, les délais de remise des différents stades du scénario, les conditions d’acceptation et de rémunération. Le scénariste est rémunéré sous deux formes : les droits d'auteur qui lui sont versés directement par le producteur pendant l'écriture, et les droits d’auteur gérés collectivement au travers de sociétés de gestion de droits d’auteur, au moment de l’exploitation de l'œuvre.

    Ses relations professionnelles

    Le scénariste est en relation avec la société de production, représentée par un producteur, pour traiter des commandes de scénario et de sa rémunération, le directeur littéraire dédié à la série ou à l’unitaire, tout au long de l’écriture du scénario, le diffuseur, selon les cas, le réalisateur et les comédiens, d’autres scénaristes s’il travaille en équipe sur un même produit.

    Ses responsabilités

    Il a la responsabilité d’écrire un scénario en respectant la bible et en cohérence avec la commande (format, calendrier d’écriture).

    Fiche ROME

    E1102 Ecritures d’ouvrages, de livres  

    Evolution du métier

    Un scénariste peut devenir, grâce à son expérience professionnelle et sa connaissance du secteur, directeur littéraire d’une société de production. Il peut également, même si c'est plus rare, être conseiller de programme au sein d'une chaîne. Un autre type d’évolution, liée au produit audiovisuel final, peut amener le scénariste à devenir directeur de collection (show runner). Une série diffusée quotidiennement suppose l’écriture d’environ 300 épisodes par an. L’écriture devient industrielle et se déroule en atelier : plusieurs scénaristes travaillent sur la définition des grandes lignes de l’intrigue, projetée sur plusieurs semaines. Ces prévisions sont appelées « arches ». A partir des arches, d’autres scénaristes travaillent sur les synopsis, les séquenciers, les dialogues. Ces travaux sont réalisés en même temps. Le directeur de collection est chargé d’organiser et de coordonner le travail des scénaristes, de veiller à la cohérence de l’intrigue et des dialogues, au rythme, au respect des demandes de la production et du diffuseur et, de manière générale, à garantir l’homogénéité de l’ensemble du scénario, tant en termes d’écriture que de l’histoire. Le directeur de collection peut être amené à écrire la version finale des dialogues. Il arrive enfin qu'un scénariste devienne réalisateur ou producteur.
    Le repéreur de décors est en charge de trouver et de proposer des lieux pour les tournages hors studio de scènes d’un film, d’une série, d’une production audiovisuelle ou de publicité. Son travail consiste à trouver des lieux qui correspondent aux souhaits du réalisateur (dimensions artistique et esthétique) et qui réunissent toutes les conditions nécessaires pour un bon déroulement d’un tournage, « décors tournables ».

    Description du métier

    Trouver des lieux de tournage adaptés aux souhaits de la mise en scène et les proposer « clés en main » à la production fait appel au savoir-faire de spécialistes. Cette évolution est en grande partie due à la difficulté grandissante d’accéder à des décors spécifiques, ainsi qu’à une diminution des temps de préparation. Le travail du repéreur commence en général très en amont du tournage. Engagés parmi les premiers, il fait une lecture spécifique du scénario, « dépouillement », pour en extraire les indications nécessaires pour la recherche des décors. Le repéreur essaie de déterminer le nombre d’endroits décrits dans le scénario et d’en établir les caractéristiques. Il va ensuite comparer sa vision du projet basée sur la lecture du scénario avec celles du réalisateur et des autres collaborateurs de création : le premier assistant à la réalisation, le directeur de la production, le chef décorateur, le directeur de la photographie. Il organise ses recherches en fonction de critères multiples (époque du film, décors bâtis, intérieurs/extérieurs, décors naturels, fonctionnalités recherchées). Il s’appuie sur ses connaissances en architecture, histoire, histoire de l’art, géographie. Il arrive fréquemment que les propositions d’un lieu ne conviennent pas au réalisateur, qui affine alors ses exigences au vu des lieux proposés, cela implique de la part du repéreur une grande faculté d’adaptation pour intégrer l’univers du réalisateur et rebondir vers de nouvelles orientations. En revanche, un repéreur expérimenté intervient en suggérant des lieux inattendus qui peuvent ouvrir le champ des recherches et le cadre artistique du film. Pour chaque lieu visité, le repéreur effectue un travail de préparation en vue de la présentation au réalisateur, aux autres collaborateurs et pour l’intervention ultérieure du régisseur général : prises de photo sous différents angles, description détaillée, accessibilité, détails financiers, administratifs et logistiques etc. Dès qu’un décor est accepté et les repérages terminés, le repéreur transmet le dossier à la production, et notamment au régisseur général qui prendra le relais. En général, le travail du repéreur se termine avant (ou avec) le début du tournage.

    Les domaines d'activité principaux

    • Préparer le travail de repérage sur la base de la lecture d’un scénario
    • Effectuer des recherches de décors : bâti, décors naturels
    • Préparer un décor pour le rendre « tournable »
    • Effectuer des repérages pour des publicités ou des clips vidéo

    Les conditions de l'exercice du métier

    Le repéreur travaille la plupart du temps seul, hormis les contacts réguliers avec le réalisateur, le premier assistant réalisateur, la production, le chef décorateur et le directeur de la photographie. Il est amené à se déplacer beaucoup pour trouver de nouveaux lieux. Il est salarié par une société de production.

    Ses relations professionnelles

    Il est en contact avec le réalisateur, pour définir avec exactitude les caractéristiques souhaitées de chaque décor, puis avec le premier assistant réalisateur, le chef décorateur et son équipe, le directeur de production et le régisseur général, le directeur de la photographie.

    Ses responsabilités

    Le repéreur est responsable de la recherche des décors pour des tournages en préparation. Il assume la responsabilité des informations livrées et leur validité pour chaque lieu repéré. Son engagement tient à la fiabilité des informations fournies et de la justesse des lieux repérés : son travail représente un gain de productivité important pour la production d’un film.

    Evolution du métier

    Avec le développement des bureaux d’accueil des tournages du réseau Film France (qui recensent les lieux de tournages, recherchent les décors, aident à l’obtention des autorisations de tournages, référencent les professionnels locaux, identifient les prestataires locaux), on fait moins appel aux repéreurs. Ils sont tout de même sollicités au sein des grosses productions qui recherchent des lieux atypiques et/ou étrangers.

    (Régisseur (de films), Régisseur de films (cinéma et télévision), Régisseur général, Régisseur adjoint) Le régisseur met au service d’une équipe chargée de réaliser un tournage tous les moyens matériels, techniques, logistiques et administratifs nécessaires. C’est un métier qui consiste à « mettre de l’huile dans les rouages » et qui permet au réalisateur, aux artistes et aux équipes techniques de travailler dans les meilleures conditions. Le régisseur est présent en amont et pendant le tournage et en aval pour la restitution des différents lieux et éléments loués. La régie touche des domaines très variés et le régisseur doit être capable de donner au directeur de production tous les éléments lui permettant d’orienter ses choix en terme de coûts et de techniques au service d’une part des objectifs artistiques du réalisateur et d’autre part des contraintes financières de la production. Pour l’exercice de ses fonctions, il s’assure du respect des règles d’hygiène et de sécurité.

    Description du métier

    Le régisseur est contacté par le directeur de production d’un projet, en amont du tournage. Il effectue un « dépouillement » du scénario pour déterminer les besoins logistiques du tournage. Il repère toutes les séquences de tournage faisant appel à une logistique spécifique : déplacements, restauration et hébergement des équipes, changements de décors, besoins en véhicules et équipements particuliers de toutes sortes (voitures, camions, grues…), besoins en figuration, cascades, … Pendant la phase de préparation du tournage, il agit sous la hiérarchie, et souvent en délégation, du directeur de production et est en lien avec le 1er assistant réalisateur. Il participe aux repérages et mène les démarches de location ou d’achat de matériel et de véhicules, il négocie les autorisations de tournage dans des lieux publics ou privés, il applique les procédures d’acquisition des droits pour utiliser un décor naturel (droits architecturaux). Il prévoit le volume de repas et de nuitées nécessaires, planifie les déplacements de toute l’équipe (technique et artistique) et procède aux achats et réservations correspondants. Pendant le tournage, le régisseur organise l’acheminement du matériel et des véhicules, leur stationnement et leur sécurisation. En coordination complète avec le 1er assistant réalisateur, il collabore à l’écriture de la « feuille de service » quotidienne et organise les moyens à mettre en œuvre en précisant la configuration du lieu de tournage pour la journée à venir : attribution et localisation des loges, cantines et hébergement, stationnement des véhicules, restriction des accès et attribution des badges, balisage des différents espaces. Il coordonne les équipes dédiées aux différents « secteurs» confiés au(x) régisseur(s) adjoint(s): hébergement et restauration, décors, techniques, figuration… Pendant le tournage, il est chaque jour le premier arrivé pour préparer la logistique des séquences. Il porte une attention particulière à la sécurité des personnes et des biens, et peut faire preuve d’autorité si besoin pour assurer la sécurisation des équipes (techniciens et artistes). L’activité quotidienne de la régie implique que le régisseur entretienne des relations étroites et fréquentes avec le directeur de production dont il est le collaborateur direct.

    Les domaines d'activité principaux

    • <éunir et organiser les moyens matériels et logistiques nécessaires au tournage
    • Assurer l’accessibilité logistique, technique et administrative de tous les espaces de tournage
    • Organiser et superviser les moyens matériels et logistiques utilisés pendant le tournage

    Les conditions de l'exercice du métier

    Un tournage dans des studios de cinéma ne nécessite pas la même logistique qu’un tournage en extérieur ou celui d’un tournage dans un pays lointain. Le régisseur recrute ses équipes en amont du tournage possible, et travaille de préférence avec des collaborateurs qu’il connaît. Le régisseur peut avoir à gérer simultanément plusieurs lieux et équipes de tournage pour un même film. Le régisseur est salarié d’une société de production.

    Ses relations professionnelles

    Il est en relation avec le directeur de production, le 1er assistant réalisateur, le réalisateur, le repéreur de décors, le(s) régisseur(s) adjoint(s), les prestataires de location de matériels et véhicules.

    Ses responsabilités

    Le régisseur général est responsable du bon déroulement d’un tournage sur tous les plans de la logistique : préparation des lieux de tournage, installation des équipes techniques, équipements, acheminements divers, sécurité et sécurisation de l’équipe et des équipements ; transports, catering, dans le respect de la législation en vigueur. Il est également responsable du balisage et de la sécurisation du plateau et des sites de tournage.

    Fiche ROME

    L1509 Régie générale

    Evolution du métier

    Certains régisseurs évoluent vers le métier de directeur de production.
     

    Le réalisateur exerce la maîtrise artistique de la totalité du processus de création d’une œuvre d’animation. A ce titre, il est le décisionnaire ultime à chaque étape, depuis le développement jusqu’à l’image finale et sonorisée. Il peut même assurer la promotion de son œuvre.

    Description du métier

    Si l’on regarde l’origine latine du mot : le réalisateur est celui qui rend réel et effectif un projet, qui le construit, l’élabore. Le réalisateur de film d’animation a la responsabilité artistique, technique et organisationnelle du projet mis en œuvre, de la conception à la réalisation. Maître d'œuvre de l'adaptation, du style et du découpage, il est celui qui donne sa vision artistique au film. Il travaille en collaboration avec les autres auteurs du projet, scénaristes, auteurs graphiques, compositeurs et assume les fonctions d’encadrement de l’équipe de fabrication. Le réalisateur est le chef d’orchestre qui fait en sorte que tous les membres de l’équipe travaillent au mieux ensemble pour produire l’œuvre la plus réussie possible.

    Il y a 2 formes de réalisateurs :

    - Le réalisateur à qui un producteur confie la réalisation, la mise en forme d’un projet dont la bible graphique* et la bible littéraire* ont été imaginées par des auteurs graphiques et littéraires. Quand il n’est pas auteur, le réalisateur n’est pas décisionnaire de l’écriture. Au niveau du graphisme, il s’assure que celui-ci soit respecté. Il crée des personnages dans la ligne graphique qui a été définie. Il reste en revanche décisionnaire sur la mise en scène, le story-board, l’animation…

     - L’auteur-réalisateur ou concepteur-réalisateur : le réalisateur est dans ce cas le créateur de l’histoire. Il en conçoit le contenu graphique et/ou littéraire. Son implication dans ce cas est différente. Quand il est auteur-réalisateur, le réalisateur supervise toutes les étapes, depuis l’écriture et la recherche des personnages (développement graphique et scénaristique) à la postproduction. Il garantit le story-board, l’animation, la postproduction.

     En développement : 

    Le réalisateur écrit ou lit le scénario. Il en définit les séquences, le rythme, la mise en scène, la mise en image et toute autre intention artistique (choix des techniques utilisées par exemple) qui permettent, avec les éléments purement graphiques, l’élaboration d’un story-board. Il doit savoir intégrer ses ambitions artistiques aux contraintes de la production.

    Il recrute les équipes en accord avec le producteur. Toutes les équipes ont à répondre au réalisateur artistiquement et narrativement.

    En production :

    Le réalisateur assume les fonctions d'encadrement des équipes de fabrication. Il doit leur communiquer sa vision du film, valoriser ses choix artistiques, susciter des idées et des propositions techniques et artistiques, faire appliquer ses choix. L’univers du film se concrétise à cette étape-là, sous son autorité.

    Le réalisateur coordonne, vérifie et valide chaque étape de la fabrication (différente selon la technique utilisée). Il sélectionne la version la plus proche de sa vision.

    En postproduction :

    Le réalisateur a la responsabilité de la réussite artistique de son projet.

    Les conditions de l'exercice du métier

    Le réalisateur de film d’animation travaille principalement dans le secteur de la production cinématographique et audiovisuelle. Il peut également exercer ses fonctions dans des secteurs voisins tels que le jeu vidéo, le multimédia, la publicité, l’édition jeunesse et l'édition numérique - ou dans l’enseignement notamment à travers l’animation d’ateliers pédagogiques de réalisation de films d’animation.

    Le réalisateur peut cumuler deux types de contrat :

    - salarié : contrat de réalisateur-technicien – principalement en contrat à durée déterminée d’usage (CDDU).

    - auteur : contrat de cession de droits d’auteur-réalisateur avec versement de droits d’auteur.

    Selon le type de projets, le réalisateur travaille au sein de : studios d’animation et/ou sociétés de production. Ces entreprises sont majoritairement des TPE ou PME dont les effectifs varient en fonction des productions à mettre en œuvre.

    Le réalisateur est amené à se déplacer en fonction des lieux de production. Si une partie de la production se fait par exemple en Asie, il peut s’y rendre pendant une durée donnée.

    Ses relations professionnelles

    Il travaille en lien avec le producteur et, le cas échéant, le coproducteur qui intervient dès la phase de développement. Les chaînes de télévision peuvent être coproducteurs de certains projets.

    Il travaille en collaboration étroite avec les autres auteurs du projet : scénariste, auteur graphique compositeur et assume les fonctions d’encadrement des équipes de fabrication.

    Il se situe au sommet de l’organigramme, avec le producteur.

    Ses responsabilités

    Le réalisateur est celui qui a en tête l’ensemble du film, avant même sa mise en fabrication. Il en connait chaque plan, chaque intention, chaque personnage.

    Le réalisateur assume la responsabilité artistique, technique et organisationnelle du film d'animation, à chaque étape de fabrication, de la conception à la remise de l’œuvre terminée.

    Le réalisateur est responsable du « final cut », parfois avec le producteur qui peut même dans certains cas être le dernier décideur.

    Il travaille en collaboration directe avec les producteurs et diffuseurs ou clients, ainsi qu'avec les autres auteurs du film. A la télévision comme dans la publicité, les activités de conception, d’écriture et de choix artistiques sont particulièrement encadrées par le diffuseur ou l’agence. Le réalisateur sera plus contraint dans ses choix artistiques.

    Le réalisateur est le garant de la cohérence narrative et graphique du projet mais aussi du respect du planning de fabrication et du budget alloué par le producteur.

    Fiche ROME

    L1304 : Réalisation cinématographique et audiovisuelle

    Les formations liées au métier

    Pour devenir réalisateur, une expérience professionnelle dans les métiers de l’animation, à des postes de techniciens notamment ou de story-boarder, est (quasi) indispensable. Cette expérience s’entend en nombre d’années (5 à 10 ans) mais aussi en nombre de projets effectués.

    Au préalable, il est nécessaire d’avoir suivi un enseignement spécialisé dans les métiers de l’animation et/ou d’art graphique et/ou de cinéma : formations de niveau bac + 2 à bac + 5.

    NB : les réalisateurs d’images réelles qui passent à l’animation sont toujours accompagnés d’un réalisateur technique.

    Evolution du métier

    Le poste de réalisateur est situé au sommet de l’organigramme.

    L’évolution se fait dans les formats : passer du court à la série puis au long métrage et modes de diffusion (TV, cinéma) et non dans les compétences métier qui portent sur les fondamentaux de la création artistique et de la réalisation.

    Un réalisateur peut devenir auteur-réalisateur ou concepteur-réalisateur. Il peut aussi parallèlement devenir producteur et monter sa propre structure.

    (Premier Assistant réalisateur, Assistant réalisateur) Le 1er assistant réalisateur est l’un des cadres de production d’un film. Il est en charge de l’ensemble de la planification d’un projet de tournage. Il établit en particulier le plan de travail du projet. Il travaille sur la base d’un scénario (et ses versions successives). Son rôle est essentiel à la création d’une œuvre filmée, pendant les phases de préparation et maturation d’un projet, et pendant le tournage. L’ensemble des données qu’il fournit au producteur et au réalisateur durant la phase de préparation permet à ceux-ci de valider un projet. Il est le premier collaborateur du réalisateur notamment à chaque instant du tournage et est l’interlocuteur privilégié des différents techniciens.

    Description du métier

    Le 1er assistant est sollicité dès qu’une version validée d’un scénario est écrite. A la demande du producteur (ou d’un directeur de production), il va procéder à différentes lectures de ce scénario, appelées « dépouillement ». Ces lectures, menées avec des critères différents, vont lui permettre d’élaborer un plan de travail. Le plan de travail est un document synthétique qui reprend tous les éléments du dépouillement, c’est le support essentiel à l’estimation des moyens financiers, matériels et humains nécessaires au tournage du film. Il définit un volume de jours de tournage et un nombre de séquences à tourner, il précise les moyens attribués à chaque séquence. Ce plan de travail est en évolution permanente. Le 1er assistant réalisateur livre quotidiennement au réalisateur un plateau prêt à tourner, permettant à ce dernier de se consacrer pleinement à sa prestation artistique. Lorsque la production s’engage sur le financement d’un projet, le 1er assistant définit les plannings de mise en œuvre des moyens matériels et humains en collaboration avec les différents chefs de poste. Pendant le tournage d’un film, il encadre, planifie et coordonne les équipes de travail, il recueille et diffuse toutes les informations. Il veille au respect du timing journalier et permet ainsi au réalisateur de se concentrer sur le découpage (placement et mouvement des caméras) et la direction des comédiens. Il veille également aux bonnes conditions de travail des comédiens. Le 1er assistant réalisateur et son équipe sont responsables de l’élaboration de la « feuille de service » quotidienne communiquée à toute l’équipe de tournage.

    Les domaines d'activité principaux

    • Effectuer le « dépouillement » d'un scénario
    • Elaborer le plan de travail du tournage en cohérence avec le budget défini par la société de production
    • Assister la mise en scène pendant le tournage
    • Gérer les figurants et mettre en scène la figuration

    Les conditions de l'exercice du métier

    Le travail de dépouillement d’un scénario s’effectue souvent en solitaire et en complète autonomie. L’élaboration du plan de travail et les plannings qui en découlent se font en concertation permanente avec le réalisateur, le directeur de production, les techniciens chefs de poste et les prestataires. La mise au point du plan de travail est une tâche ardue, soumise à de fréquentes modifications. Le 1er assistant doit faire preuve d’une grande réactivité et d’une importante résistance au stress. Pendant le tournage, les conditions de travail varient en fonction des options de tournage (studios, extérieurs, étranger, horaires décalés et conditions météo). Sur le plateau, le 1er assistant réalisateur est, constamment sollicité par les différents intervenants. Il est le gardien du temps et du plan de travail. Il alerte le directeur de production en cas de dépassement du temps de tournage prévu au plan de travail. En règle générale, le travail du 1er assistant prend fin à l’issue du dernier jour de tournage. L’assistant réalisateur est salarié d’une société de production.

    Ses relations professionnelles

    Pendant la préparation du tournage : le directeur de production, le réalisateur, les chefs de poste, les comédiens Pendant le tournage : le réalisateur, le second et le 3ème assistant, les chefs de poste, les comédiens, le directeur de production, les figurants

    Ses responsabilités

    Le 1er assistant est responsable du respect du plan de travail, et doit alerter le directeur de production en cas de risque de dépassement. Pendant le tournage, il veille au respect des délais impartis pour le tournage des séquences. En contact permanent avec les chefs d’équipe, il doit (avec son équipe) faire en sorte que les prévisions pour les jours de tournage ne soient pas dépassées. En même temps, il crée les conditions de travail propices pour que le réalisateur puisse se concentrer sur la mise en scène et le travail avec les comédiens. Pendant toute la durée du tournage, le 1er assistant est responsable du recueil des informations et de leur diffusion auprès des personnes concernées. Le 1er assistant veille, avec les chefs de poste, au respect des règles de sécurité pendant le tournage.

    Fiche ROME

    L1304 réalisation cinématographique et audiovisuelle

    Evolution du métier

    Certains s'orientent vers le métier de réalisateur.
    (Mixeur son, Mixeur, Ingénieur du son en postproduction)

    Le mixeur (souvent ingénieur du son - mixeur) effectue un travail de mixage à partir d’éléments sonores enregistrés lors d’un tournage et des éléments apportés lors du montage sons, du bruitage, des enregistrements de voix postsynchronisées. A partir d’enregistrements bruts fournis par l’ingénieur son - preneur de son et l’équipe du montage image, il s’emploie à créer une bande son (multipiste) équilibrée. Il a la charge de mélanger et équilibrer toutes les pistes son de manière cohérente avec le scénario, le montage, la narration, le style, ….en accord avec le réalisateur. Il doit également intégrer les éléments musicaux (bande originale ou autre). Ce travail de mixage finalise un film.

    Description du métier

    Le mixage est l’étape de postproduction qui termine le processus de fabrication d’un film destiné à être exploité en salles de cinéma. Le mixage a lieu dans un studio son appelé auditorium. Ce lieu est composé d’une installation technique pour l’enregistrement et le mixage et bénéficie d’un traitement acoustique et d’une salle de projection sonorisée. Le mixeur récupère un grand nombre de pistes sonores, certaines déjà retravaillées (en particulier les dialogues synchrones sons directs issus du tournage), des sons seuls enregistrés sur les lieux du tournage, ambiances, musiques, effets sonores. Il y ajoute des voix et dialogues postsynchronisés et des bruitages. A la fin, le mixeur peut se retrouver avec plusieurs dizaines de pistes son qu’il doit organiser afin de débuter son travail. Il travaille dans l’auditorium, avec un écran de projection, la console de mixage et des périphériques numériques. La partie salle de mixage est équipée avec un système d’écoute performant ; l’auditorium est également équipé d’une installation sonore reproduisant les systèmes de diffusion sonores les plus récents que l’on peut trouver dans les salles de cinéma. Le travail du mixage se déroule en plusieurs étapes. Une partie importante est le pré-mixage des dialogues que le mixeur regroupe en un nombre de pistes réduites. Dans une deuxième partie, il va au fur et à mesure intégrer les dialogues dans l’ensemble des sons non-dialogués. C’est à ce moment qu’il crée l’esthétique sonore qui va enrichir le film. C’est souvent dans l’échange entre le réalisateur et le mixeur que l’univers sonore d’un film se forme. Lors de la phase de mixage, on organise de fréquentes projections de séquences mixées auxquelles participe aussi un représentant de la production. Enfin il mixe la version internationale, c’est à dire un mixage multipistes sans les dialogues originaux, destinée à la fabrication ultérieure des versions en langues étrangères. Il effectue les transferts et les sauvegardes dans le respect du cahier des charges du producteur et des normes techniques en vigueur.

    Les domaines d'activité principaux

    • Organiser le travail de mixage et installer les pistes sonores à mixer
    • (Pré) mixer les pistes dialogues
    • (Pré) mixer les autres pistes son (ambiances, bruitages, effets, musiques)
    • Réaliser le(s) mixage(s) définitif(s)

    Les conditions de l'exercice du métier

    Le mixeur son travaille dans une salle de mixage son, en général associée à un auditorium avec projection sur grand écran. Son poste de travail est constitué d’une station de travail audio-numérique, associé à une console de mixage multipistes. Son travail s’effectue avec un niveau sonore équivalent à celui des conditions d’exploitation en salles. De plus, il devra être doté d’une très bonne audition. Le mixeur peut être salarié d’une société de production ou d’un auditorium.

    Ses relations professionnelles

    Réalisateur du film, directeur de production, directeur de postproduction, ingénieur du son du tournage, compositeur, monteur, assistant mixeur, responsable auditorium, chef d’orchestre

    Ses responsabilités

    Le mixeur son est responsable de la bonne exécution technique d’un mixage sonore, en fonction des indications de réalisation données par le réalisateur.

    Fiche ROME

    L1507 Montage et postproduction  
    (Matte painter, Digital matte painter (l’acronyme DMP est de plus en plus souvent utilisé), environment artist, généraliste environnement.) Le matte painter intervient dans la fabrication d’un objet audiovisuel à la fin de la deuxième grande étape appelée production, c’est-à-dire la fabrication concrète de l’objet audiovisuel (que ce soit un court ou long métrage, une publicité, …).

    Description du métier

    Historiquement, le matte painter peignait un décor sur une plaque de verre qui était ensuite placée devant la caméra, modifiant ainsi l’image imprimée sur la pellicule. Si les techniques ont évolué, le matte painter demeure celui qui va créer artificiellement les décors d’arrière-plan d’une œuvre d’animation (ou modifier ou augmenter les décors réels, ou remplacer les fonds vert ou bleu en cas de prise de vue « live »). Les décors sont normalement des éléments fixes – mais il arrive de plus en plus souvent qu’ils nécessitent également une mise en mouvement. Préparation du matte painting A partir d’un descriptif composé d’éléments graphiques, d’un color script*, de références, d’intentions d’ambiance et de lumière… décidés par le réalisateur, le chef décorateur et/ou le superviseur des effets visuels, le matte painter imagine un environnement visuel pour les plans ou les séquences pour lesquels il a été recruté. Il s’appuie pour cela sur sa propre imagination ou sur la recherche d’images existantes déjà stockées dans des banques d’images (propres au matte painter ou disponibles sur internet). Il arrive même que le matte painter, en préambule de son travail, parte en repérage photographique. Réalisation du matte painting Une fois les éléments réunis et ses propositions validées par son supérieur, le matte painter crée  l’environnement selon différentes techniques : en peignant numériquement les décors, en les fabriquant en 3D,  en procédant à des montages photos ou encore en retouchant des photos. Très fréquemment, il recourt à un mélange de toutes ces techniques. Son travail est ensuite transmis à la personne en charge du compositing qui l’intègrera dans les différents plans finaux.

    Les conditions de l'exercice du métier

    Dans la majorité des cas, le storyboarder est salarié en contrat à durée déterminée d’usage (CDDU), dans lequel la date de fin du contrat correspond à la fin du projet. Les CDDU vont de quelques jours, en publicité par exemple, à plusieurs semaines, pour un long métrage d’animation. Le matte painter peut éventuellement être employé en CDI dans une société d’effets visuels – mais les cas sont rares. Il travaille habituellement dans un studio d’animation, ou chez un prestataire d’effets spéciaux ou de postproduction. En fonction de ses contrats, il peut être amené à travailler en régions et à l’étranger. Le télé-travail est possible mais rare en animation car le matte painter travaille fréquemment en réseau avec les autres membres de l’équipe de matte painting. De plus, la taille des images à fournir est telle qu’elle nécessite des ordinateurs très puissants. Les entreprises du secteur sont principalement des PME, parfois même des TPE. Leurs effectifs varient en fonction des projets en cours. Le métier est en pleine mutation et de plus en plus, le matte-painter peut aussi être en charge du concept, du lay-out, du modeling, du lighting, du surfacing, du texturing, du pré-compositing.

    Ses relations professionnelles

    Le matte-painter dépend de l’équipe décors. Il travaille sous la responsabilité d’un chef matte painter lui-même placé sous l’autorité du superviseur du matte painting ou des effets visuels. Comme dans toute production, moins les projets sont importants, plus la chaîne hiérarchique est courte. Ainsi selon l’envergure des projets, le matte painter peut être en relation directe avec le directeur artistique, le production designer ou le chef décorateur - très rarement avec le réalisateur.

    Ses responsabilités

    Créateur de l’environnement (intérieur ou extérieur) en arrière-plan, le matte painter est responsable de la qualité et du délai de livraison de son travail, et ce dans des contraintes de coût. Il décide de la technique qu’il va utiliser. Il a une obligation de retranscription de l’intention d’un plan voulu par le réalisateur, son ambiance, son atmosphère.

    Les formations liées au métier

    Pour exercer le métier de matte painter, une formation spécifique est fortement recommandée, notamment pour acquérir les nombreuses connaissances techniques nécessaires et la maîtrise des logiciels ad hoc. Le matte painting étant l’une des étapes de fabrication d’une œuvre d’animation, son enseignement est dispensé au sein des écoles d’animation. Les bases (perspective, proportion, colorimétrie…)  peuvent néanmoins s’apprendre dans tout autre école d’art. Les jeunes diplômés entrent directement au poste de matte painter. Les embauches se font principalement sur test.

    Evolution du métier

    Le métier de matte painter connaît d’importantes évolutions dues au numérique et aux techniques 3D. Le matte painter doit maitriser de plus en plus de logiciels tandis que sa maitrise du dessin peut être moins experte qu’auparavant. Il tend à intervenir sur de plus en plus d’étapes avant et après le matte painting : concept, lay-out*, modeling*, lighting*, surfacing*, texturing*, pré-compositing*. C’est pour cela que l’on parle dorénavant plutôt de « généraliste environnement ». Les possibilités d’évolution dans le secteur de l’animation sont ouvertes : un matte painter peut devenir chef matte painter (ou lead matte painter) puis superviseur ou directeur du matte painting. Il peut aussi envisager des postes de directeur artistique, production designer, ou éventuellement réalisateur. Très fréquemment, le matte painter s’oriente vers la conception graphique – pour devenir concept artist (poste en amont de son travail dans la chaine de fabrication).
    (Machiniste, Chef machiniste, Machiniste cinéma) Le machiniste cinéma est en charge de l’installation et la mise en œuvre de tous les moyens techniques nécessaires au matériel de prises de vues et des éclairages. Il veille à leur utilisation dans le respect des règles de sécurité. A part les simples pieds (ou bases) caméra, il s’agit de tous les supports et matériels permettant le déplacement des appareils de prise de vues: rails, chariots, dollies, grues... Sur les indications du réalisateur et en collaboration avec le cadreur et l’équipe de prise de vues, il exécute les déplacements de la caméra. Les machinistes réalisent et sécurisent également toutes les constructions nécessaires pour d’autres corps de métier (en particulier l’équipe des électriciens et l’équipe décoration). Il doit justifier des habilitations réglementaires liées à la manipulation et à la mise en œuvre des matériels utilisés. Certaines équipes de machinistes exercent leur métier également dans le cadre de la fiction télévisuelle ou d’émission de flux.

    Description du métier

    Historiquement, issus du monde du théâtre où ils actionnaient la « machinerie » des décors, les machinistes travaillant dans le cinéma se consacrent à l’installation et aux déplacements des appareils de prise de vues et de leurs supports, ainsi qu’aux constructions pour le matériel d’éclairage, de décoration ou autre. Dès la préparation d’un tournage, le responsable de l’équipe des machinistes (chef machiniste) est informé du travail à fournir, et en particulier de certaines demandes spécifiques nécessitant des savoir-faire et qualifications particuliers. Avec ces informations et le plan de travail du tournage, il constitue (en accord avec la production) une équipe de machinistes et préconise les différents types de machinerie à utiliser. Outre le montage, l’installation et le déplacement des pieds et bases de caméra, ils mettront en œuvre tous les engins permettant des déplacements et mouvements de la caméra lors des prises de vues. Les machinistes sont aussi sollicités pour exécuter des constructions ou des installations spécifiques (surélévation de l’axe de prise de vues etc.). Un point très important est la sécurité des installations, tant pour les machinistes eux-mêmes que pour toute personne présente sur les lieux de tournage. Pour certaines prises de vues particulières, les machinistes vont installer des bras de déport de grande envergure (grues et grues à tête télécommandées). Une autre technique assez courante est l’utilisation de « voitures travelling » permettant de faire des prises de vues en déplacement en voiture. La voiture est alors conduite par un pilote spécialisé ; les machinistes assurent l’installation des matériels de prise de vues, d’éclairage et de prise de son. Les machinistes sont également en charge de certaines constructions nécessaires pour installer des éléments techniques (souvent des tours, des ponts lumière, des nacelles… pour y installer des projecteurs). Le chef machiniste emporte sur le tournage son matériel et outils personnels appelé la « bijoute » : il s’agit de sa boîte à outils pouvant parfois remplir un camion qui contient tout ce qui est nécessaire pour la mise en œuvre des différentes installations et des moyens techniques sur un tournage.

    Les domaines d'activité principaux

    • Installer, régler des supports de caméras
    • Préparer, installer et opérer des outils permettant les déplacements d’une caméra
    • Monter et opérer des bras de déport, grues et autres dispositifs techniques pour la caméra
    • Réaliser des constructions pour installer des éléments nécessaires au tournage (projecteurs, éléments de décor…)
    • Préparer et utiliser des voitures travelling

    Les conditions de l'exercice du métier

    Le machiniste exerce son métier dans le cadre de tournages de films cinéma, films publicitaires et/ou fictions télévisuelles et émissions télévisuelles. Le travail est un travail manuel, physique (port de charges lourdes, chargement et déchargement de matériel). Ce métier s’exerce en intérieur comme en extérieur, parfois à des heures et des jours spécifiques déterminés par les besoins du tournage (heures de nuit, week- end, jours fériés). Les déplacements sont assez fréquents, parfois avec des séjours lointains. Il intègre une équipe de machinistes et peut aussi être appelé en renfort ou pour une qualification particulière (emploi d’un outil ou engin spécifique). Le machiniste est salarié d’une société de production.

    Ses relations professionnelles

    Le machiniste est en contact avec une équipe de tournage. Il a des relations de travail plus directes avec : le chef machiniste, l’équipe de machinistes, le réalisateur, le directeur de la photographie et le cadreur, le régisseur général, les services techniques des loueurs de matériel.

    Ses responsabilités

    Le machiniste, et en particulier le chef machiniste, est en charge de tout le matériel de support pour les prises de vues et l’éclairage. Les machinistes sont responsables de l’utilisation en toute sécurité des éléments de machinerie. C’est en particulier le cas des engins mobiles qui peuvent présenter un danger.

    Les formations liées au métier

    Il existe certaines formations pour l’utilisation des matériels spécifiques (grues, engins motorisés, etc.). L’utilisation de certains engins (de levage notamment) est soumise à des habilitations réglementaires. Certificat de qualification professionnelle Machiniste

    Evolution du métier

    Les machinistes peuvent devenir Chef machiniste.
    (Ingénieur du son (prise de son), Ingénieur du son, Preneur de son, Chef opérateur du son) Collaborateur du réalisateur, il a la responsabilité artistique et technique des enregistrements et de la réalisation sonores du film par l’apport des sons synchrones et des « sons seuls ». Il détermine avec le directeur de production les moyens matériels, techniques et humains nécessaires au tournage du film. Pour capter des sons lors du tournage, il travaille en équipe avec un assistant qu’il encadre, celui-ci appelé perchiste (perchman) manie la perche et place les micros additionnels si nécessaire.

    Description du métier

    L’ingénieur du son est en général sollicité, soit par le réalisateur, soit par la production, pour participer au projet de tournage d’un film. Cette sollicitation est souvent motivée par son expérience et sa notoriété. Le travail de l’ingénieur du son consiste en la restitution et / ou la création d’un espace sonore. L’univers sonore contribue grandement à la façon dont nous percevons un film. Souvent, la prise de son « colle » à l’image pour former un ensemble cohérent d’impressions (ex. à un plan serré d’un comédien correspond un son pris et rendu de proximité). Pour chaque plan, le preneur du son doit adapter sa façon de travailler : choix du (ou des) micro(s), l’emplacement, la manière de travailler avec le micro etc. Il doit aussi choisir un endroit d’où il peut observer le plateau et l’action devant la caméra. Avant de débuter le tournage, l’ingénieur du son peut faire un repérage des lieux de tournage pour y apprécier les conditions de prises de son (acoustique d’un plateau, conditions sonores des décors naturels). Parfois, le repéreur de décors avertit la production de difficultés possibles qui peuvent rendre un décor choisi non praticable. Une fois les conditions du tournage déterminées, l’ingénieur du son va établir une liste de matériel nécessaire et la soumettre au directeur de production (certains ingénieurs disposent de leur propre matériel).

    Les domaines d'activité principaux

    • Choisir le matériel de prises de son adapté aux différentes situations
    • Réaliser des prises de son pour un tournage
    • Réaliser des prises de son en équipe avec un perchiste

    Les conditions de l'exercice du métier

    L’ingénieur du son exerce son métier en extérieur, en décor naturel intérieur ou en studio de tournage appelé « plateau de tournage ». Le matériel d’enregistrement est en général installé sur un chariot (appelé « roulante »), mais l’ingénieur du son doit parfois porter son équipement (pour certaines prises mobiles).Les horaires de travail sont souvent irréguliers, ils peuvent être de jour comme de nuit, ainsi que tous les jours de la semaine en fonction des contraintes de tournage. Les situations de tension liées au direct, à l’urgence ou au besoin de travailler rapidement sont fréquentes. L’ingénieur du son est salarié d’une société de production.

    Ses relations professionnelles

    Le directeur de la production, le réalisateur, le perchiste qu’il encadre Lors du tournage (plateaux ou décors divers), il côtoie d’autres services avec lesquels il doit souvent trouver des compromis pour pouvoir travailler : comédiens, directeur de la photo, cadreur, machinistes, équipe des décorateurs

    Ses responsabilités

    Il engage sa responsabilité sur la qualité technique des sons qu’il enregistre afin que ceux-ci soient exploitables au mixage. Il doit également travailler en conformité avec les souhaits artistiques de la mise en scène.

    Fiche ROME

    L1508 Prise de son et sonorisation

    Les formations liées au métier

    Ecole nationale supérieure Louis-Lumière Ecole nationale supérieure des métiers de l’image et du son - FEMIS Ecole nationale supérieure de cinéma et de multimedia - Ciné Fabrique

    Evolution du métier

    Ingénieur du son en post-production
    (Directeur de la photo, Directeur de la photographieChef opérateurChef opérateur image) Le directeur de la photographie est responsable de la mise en lumière et en image d’un film (cinéma, télévision, …). Il contribue à la création des aspects esthétiques d’un film, son rendu d’image et à la mise en valeur du sujet et des comédiens. Il conçoit la mise en images sur la base du scénario et en échange avec le réalisateur. Lors du tournage, son travail reste concentré sur la mise en lumière des plans à tourner. A l’issue du tournage, le directeur de la photo suit l’étalonnage du film et peut intervient sur les travaux de finition.

    Description du métier

    Le directeur de la photographie intervient lors de la préparation d’un film. Le choix d’un directeur de la photo va s’établir en fonction notamment de son expérience professionnelle et de ses réalisations antérieures. Avec le réalisateur, il détermine une charte esthétique (coloration, traitement optique, mise en ombres et lumière) pour traduire au mieux les intentions de mise en scène. Une fois l’approche esthétique établie, le directeur de la photo va proposer des choix techniques : appareils de prises de vue, optiques, gamme de projecteurs. Ces choix seront affinés en fonction de l’avancement de la préparation, du découpage technique, des lieux et décors de tournage retenus etc. Au cours de la préparation, le directeur de la photo rencontre les autres collaborateurs artistiques du film : le chef décorateur, le créateur de costumes… Il réfléchit également aux trucages visuels qui seront préparés lors du tournage, et les possibles traitements en postproduction (étalonnage, …). Il peut être amené à se déplacer sur les décors retenus (notamment les décors naturels) afin d’évaluer leur exploitabilité pour les prises de vues. A l’approche du tournage et quand la plupart des choix techniques sont établis, il procède à des essais caméras pour tester les expositions, les « rendus » (décors, costumes, maquillages) et mettre au point les effets visuels (incrustations, éclairages spécifiques …). Il établit également, avec le chef électricien, les plans d’éclairage des différentes scènes et séquences prévues par le scénario. Lors de la phase de tournage, le directeur de la photo établit l’éclairage de chaque décor en collaboration étroite avec l’équipe des électriciens. Il détermine les données indispensables pour une bonne exposition lors des prises de vue (latitude d’exposition, contrastes, diaphragme, filtres …) et les communique à son équipe. Après le tournage, le directeur de la photographie en tant que responsable de la finalisation de l’image collabore avec l’étalonneur qui intervient sur les paramètres esthétiques du film (colorimétrie, textures, etc.)

    Les domaines d'activité principaux

    • Concevoir un style esthétique et artistique de l’image d’un film, sur la base d’un scénario et des intentions de la réalisation
    • Préparer les choix techniques image et réaliser les essais préalables à un tournage
    • Réaliser les prises de vues
    • Intervenir en postproduction d'un film
    • Réaliser les prises de vue d’un tournage sur support argentique

    Les conditions de l'exercice du métier

    Le directeur de la photographie est l’un des cadres importants de la production d’un film. Le choix d’un directeur de la photo est souvent fait en amont de la pré-production du film, sur suggestion du réalisateur ou du producteur. Les déplacements sont fréquents (repérages, tournages). Il est salarié d’une société de production.

    Ses relations professionnelles

    Il travaille avec le réalisateur, le producteur et le directeur de production, le chef décorateur, le chef maquilleur, le créateur de costumes, le chef électricien, l’équipe image.

    Ses responsabilités

    Le directeur de la photographie est responsable de la qualité de l’image qui doit être conforme aux souhaits de la réalisation. De son travail, ses compétences et son expérience dépend une partie importante de la qualité technique d’un film.

    Fiche ROME

    L1505 Image cinématographique et télévisuelle

    Les formations liées au métier

    École nationale supérieure Louis-Lumière École nationale supérieure des métiers de l’image et du son – FEMIS BTS Métiers de l’audiovisuel – option image
    (Directeur de casting, Directeur de casting, Conseiller à la distribution artistique) Le directeur de casting recherche et propose des artistes pour des rôles déterminés. Il peut s’agir de personnages principaux ou secondaires d’un film, d’un film de fiction, d’un spot publicitaire.

    Description du métier

    Le directeur de casting organise sa recherche et sa sélection en fonction de critères imposés par le rôle, et de directives émises par le réalisateur et la production. En règle générale, les artistes très connus ne passent pas par le filtre du directeur de casting, mais sont directement choisis par le réalisateur, qui a parfois écrit le rôle principal de son film à leur intention, ou par le producteur directement. Le directeur de casting est chargé de repérer, de procéder aux essais et de proposer à un réalisateur des comédiens qui lui paraissent convenir pour un rôle précis. Le directeur de casting est contacté par la production pendant la phase de préparation d’un projet. Il travaille à partir d’un dépouillement et d’un scénario qui lui permet de repérer le nombre de rôles nécessaires et leur importance. Il procède à une présélection de comédiens à partir de ses fichiers, mais il peut également travailler en casting « sauvage », c'est-à-dire en repérant des personnes dans la rue ou dans des lieux publics. Il organise des séances d’essais filmés ou de photos. Il soumet ces éléments au réalisateur qui fait son choix avec la production. Le directeur de casting n’est généralement pas présent pendant le tournage.

    Les domaines d'activité principaux

    • Créer, organiser et enrichir un fichier d’artistes
    • Assister un réalisateur et son producteur dans le choix des comédiens pour le tournage d’un film, d’une fiction, d’un spot publicitaire ou d’un film institutionnel
    • Organiser et exploiter des essais filmés dans le cadre d’un casting d’artistes professionnels ou amateurs

    Les conditions de l'exercice du métier

    Le directeur de casting travaille dans un bureau et sur les lieux de séances d’essais filmés. Pour répondre aux souhaits d’un réalisateur souhaitant faire tourner des comédiens amateurs ou des débutants, le directeur de casting se place souvent en situation d’observateur dans des lieux publics. S’il repère une personne, il transmet ses coordonnées professionnelles en restant à sa disposition pour répondre à toutes ses questions. Il peut se faire aider dans ses fonctions par un ou plusieurs assistants.

    Ses relations professionnelles

    Le directeur de production, le réalisateur, le 1er assistant réalisateur, les comédiens et autres artistes, les agents artistiques

    Ses responsabilités

    Le directeur de casting peut intervenir sur tout ou partie d’un casting pour une même réalisation. Dans le cas d’artistes mineurs, le directeur de casting constitue, avec l’aide des parents, le dossier réglementaire à fournir aux services des affaires sanitaires et sociales. Lors des essais, et avant de les soumettre au réalisateur et au producteur, le directeur de casting définit avec le comédien les limites qu’il ne souhaite pas franchir : types de rôles (éthique et religion), scènes de nus, appel à des aptitudes physiques (pratique de sports, tournage de scènes violentes…).

    Fiche ROME

    L1303 Promotion d’artistes et de spectacle
    (Chef Maquilleur, Maquilleur) Le chef maquilleur est en charge du maquillage visage et corps, ainsi que de la pose de postiches sur le visage (moustache, barbe, favoris), pour les comédiens participant au tournage d’un film ou d’un téléfilm. Le tournage peut nécessiter l’emploi de plusieurs maquilleurs, chacun travaillant pour un ou plusieurs comédiens. L’équipe maquillage d’un tournage est généralement composée d’un chef maquilleur et de maquilleurs. Il veille dans l’exercice de ses fonctions au respect des règles d’hygiène et de sécurité.

    Description du métier

    Le chef maquilleur intervient dans la phase de préparation du tournage, plus ou moins en amont de celui-ci selon l’importance du maquillage dans le tournage. Un film historique ou un film de science-fiction nécessitent la participation du chef maquilleur très en amont dans la phase de préparation. Durant la phase de préparation, la production fournit au chef maquilleur un exemplaire du scenario, et le cas échéant un exemplaire du plan de travail s’il est fait. Le chef maquilleur procède au dépouillement du scénario pour définir avec précision, en accord avec le directeur de production, un budget pour l’ensemble de ses interventions en termes d’heures, de matériel, de produits et de coût. Le chef maquilleur participe aux essais en collaboration avec le créateur de costumes, le directeur de la photo et le chef coiffeur. Pendant le tournage, le chef maquilleur procède au maquillage des comédiens. Il travaille dans un espace dédié fixe (bâtiment) ou mobile (car loge). Il est généralement présent sur le plateau, pour repérer les altérations de maquillage nécessitant des retouches entre deux séquences. Le chef maquilleur intervient sur le visage et tout ou partie du corps des interprètes. Il peut être amené à dissimuler ou à créer des cicatrices, des marques de coups ou des blessures, des tatouages, des démarcations de bronzage… Le maquillage n’est pas spécifiquement destiné à l’embellissement : le chef maquilleur structure l’expression d’un visage en fonction des souhaits exprimés par le réalisateur.

    Les domaines d'activité principaux

    • Evaluer et quantifier les moyens matériels et financiers nécessaires aux opérations de maquillage à partir du dépouillement d’un scénario
    • Créer et exécuter des propositions de maquillage lors des essais du tournage
    • Réaliser, seul ou en équipe, le maquillage des comédiens pendant le tournage
    • Compétences Réalisateur (animation)

    Les conditions de l'exercice du métier

    Le chef maquilleur peut être sollicité par le producteur ou demandé, voire imposé, par le comédien principal. Il utilise généralement des produits réservés au maquillage de cinéma professionnel. Le chef maquilleur est salarié d’une société de production, souvent en CDD d’usage, il peut bénéficier du régime de l’intermittence du spectacle.

    Ses relations professionnelles

    Il travaille avec les comédiens, le directeur de la photo, le réalisateur, le 1er assistant réalisateur, le chef coiffeur, le créateur de costumes, l’accessoiriste, le directeur de production.

    Ses responsabilités

    Avant de procéder au maquillage d’un comédien, le chef maquilleur doit s’enquérir des allergies éventuelles ou avérées aux produits utilisés.

    Fiche ROME

    L1501 Coiffure et maquillage spectacle
    (Chef Décorateur, Production Designer) Le chef décorateur est le créateur des décors d’un film, d’une fiction ou d’une pub. Il définit leur ligne artistique, il budgète et planifie leur fabrication, il organise leur installation et leur dépose.

    Description du métier

    Le chef décorateur est contacté par le réalisateur ou le producteur d’un film au début de la phase de préparation du tournage. Après plusieurs lectures d’un scénario, il propose au réalisateur plusieurs concepts de décors, la définition de la ligne artistique se faisant à l’issue de nombreuses discussions avec le réalisateur et le producteur. Il établit le devis pour le poste décoration. Le chef décorateur tient compte non seulement des indications artistiques exprimées dans le scénario mais également des impératifs techniques et du budget accordé. Le chef décorateur est en capacité de créer un décor qui sera implanté dans un espace de tournage vide (studio), il peut aussi créer des éléments qui viendront s’ajouter à un décor naturel existant, en intérieur ou en extérieur. En cas de recours à des moyens numériques, il s’assure de la cohérence artistique de la conception et de la construction des décors. Lorsque la ligne artistique est définie, le chef décorateur est responsable de son exécution et de sa mise en œuvre. A cet effet, il recrute et anime les chefs de poste responsables de la fabrication des éléments de décor dans des ateliers dédiés. Il planifie les différentes étapes de fabrication en tenant compte des délais et du plan de tournage. Pendant la phase de tournage, le chef décorateur supervise l’installation et la dépose des décors. Il peut, dans le même temps, superviser la finalisation d’un deuxième décor pendant qu’un autre est utilisé en tournage. A l’issue du tournage, il veille à la remise en l’état initial, ou le cas échéant, à la rénovation des décors naturels utilisés. Le cas échéant, il peut organiser ou déléguer au chef constructeur, la dépose, le stockage ou la destruction des décors utilisés.

    Les domaines d'activité principaux

    • Définir la ligne artistique d'un décor
    • Evaluer les coûts, planifier et superviser la fabrication de décors
    • Compétences Réalisateur (animation)

    Les conditions de l'exercice du métier

    En règle générale, le chef décorateur a une solide expérience professionnelle en tant que 1er assistant décorateur pour le cinéma, la télévision, la publicité, les clips, éventuellement le spectacle vivant. S’il est connu et reconnu, le chef décorateur peut être directement sollicité par un réalisateur et/ou un producteur et peut alors peser sur les choix artistiques et techniques. Le chef décorateur propose, après lecture du scénario, des idées et des concepts de décors au cours de discussions informelles avec le réalisateur. Parfois, la charge de travail d’un chef décorateur pendant la préparation et le tournage d’un long métrage est telle qu’il ne peut assurer plus de deux tournages par an. Dans certains cas, le chef décorateur peut déléguer une partie de la réalisation et de la mise en œuvre d’un décor à un tiers (1er assistant décorateur par exemple) en accord avec la production. Cette situation peut être liée à la disponibilité du chef décorateur (s’il travaille sur plusieurs films) ou à l’éclatement géographique d’un tournage. Le chef décorateur est salarié d’une société de production, souvent en CDD d’usage, il peut bénéficier du régime de l’intermittence du spectacle.

    Ses relations professionnelles

    Le réalisateur et le producteur, le 1er assistant réalisateur, le directeur de la photographie, le cadreur, le repéreur, le 1er assistant décorateur, les chefs de poste, notamment constructeur, machiniste, électricien, menuisier, peintre, sculpteur, staffeur… le créateur de costume, l’ensemblier, l’accessoiriste, le rippeur, le régisseur général.

    Ses responsabilités

    Le chef décorateur est responsable de l’élaboration du devis décoration, de son suivi et de son respect dès lors qu’il a été approuvé par la production. Il veille aux conditions matérielles d’exécution des décors et est responsable de la sécurité des personnes qui les fabriquent, les manipulent et les utilisent. Il est responsable des problèmes techniques pouvant survenir au cours de ces phases, et doit le cas échéant trouver des solutions de rechanges satisfaisantes pour toutes les parties (réalisateur, producteur, techniciens…). Il veille à ce que soient respectées les règles de la législation environnementale lorsqu’il utilise des décors naturels en extérieur.

    Fiche ROME

    L1503 Décor et accessoires de spectacle

    Evolution du métier

    Avec la montée en charge des outils numériques, ce métier nécessitera des compétences élargies à l’informatique (décors virtuels, infographie).
    (Chef Constructeur, Constructeur de décors) Le chef constructeur construit des décors destinés à un tournage de film, de fictions ou de pub. Il travaille à partir des plans et des indications que lui fournit l’équipe de la décoration. La construction est réalisée par des équipes regroupant différents corps de métier (maçons, charpentiers, peintres, électriciens, machinistes, ...). Le chef constructeur organise et coordonne le travail de ces équipes. Sur délégation du chef décorateur, il gère l’ensemble des moyens matériels alloués à la construction des décors et supervise leur installation et leur dépose. Il veille au respect des règles d’hygiène et de sécurité dans l’emploi des matériaux et l’exécution des décors.

    Description du métier

    Le chef constructeur est chargé de construire des décors à partir de plans côtés et d’indications précises fournies par l’équipe décoration. Le chef décorateur précise pour chaque décor les volumes et dimensions, ainsi que les matériaux souhaités, les couleurs préconisées, les types de revêtement des surfaces et tous les détails nécessaires au chef constructeur pour procéder à la fabrication. A partir de ces indications, le chef constructeur établit la liste des matériaux nécessaires, les moyens humains à mobiliser pour mener la construction à son terme et installer les décors sur le lieu de tournage. Selon le volume des décors à réaliser et le temps qui lui est alloué, il va travailler avec une équipe d’importance variable. Il a souvent lui-même  une formation initiale d’artisan (menuisier, charpentier ou charpentier de marine…), voire d’architecte. Certains décors nécessitent l’embauche d’équipes importantes représentant de nombreux corps de métier dont il doit avoir la connaissance. Le chef constructeur doit être apte à discuter professionnellement avec chacun d’entre eux, même s’il n’est pas lui-même un professionnel du métier concerné. Lorsque la construction des décors est terminée, le chef constructeur est responsable de leur installation sur le(s) lieu(x) de tournage. Sa présence est parfois requise pendant le tournage. A la fin de celui-ci, il prend ses dispositions pour organiser la dépose et l’élimination des décors (démontage, destruction, stockage, vente…).

    Les domaines d'activité principaux

    • Définir et coordonner les moyens humains et matériels nécessaires à la construction de décors
    • Construire et monter des décors
    • Organiser et superviser les moyens humains nécessaires à la construction, l’installation et la dépose de décors

    Les conditions de l'exercice du métier

    Les décors construits pour un tournage sont par définition éphémères. Ils ne sont pas conçus pour durer, mais au contraire ils sont détruits après usage. Par conséquent, ils ne sont pas construits selon les règles en vigueur dans l’exercice traditionnel des métiers de la construction, même si les impératifs liés à la sécurité doivent être rigoureusement respectés (solidité, fonctionnement pour les parties mobiles telles des portes etc., matériaux ignifugés…). Il travaille souvent en équipe dans un atelier ou directement sur les lieux du tournage Le chef constructeur est salarié d’une société de production, souvent en CDD d’usage, il peut bénéficier du régime de l’intermittence du spectacle.

    Ses relations professionnelles

    Le chef décorateur et son équipe décoration, Les chefs de poste de l’équipe construction, les machinistes de l’équipe construction, le régisseur d’extérieur.

    Ses responsabilités

    Le chef constructeur est responsable dans l’exercice de ses fonctions du respect des règles liées à l’hygiène et à la sécurité dans la construction et l’utilisation des décors : solidité, stabilité, matériaux adaptés aux usages des décors notamment en ce qui concerne leur destruction pour les besoins du tournage (explosion, incendie, chutes…), utilisation de matériau conformes aux normes d’hygiène et sécurité.

    Fiche ROME

    L1503 Décor et accessoires spectacles

    Evolution du métier

    Un certain nombre s'oriente vers le métier de Chef décorateur.
    (Cascadeur, Régleur de cascade, Conseiller technique cascade) Le cascadeur remplace occasionnellement un acteur lors du tournage de scènes qui comportent des risques physiques importants ou qui nécessitent des savoir-faire techniques particuliers. Il peut également être conseiller technique : dans ce cas, il ne remplace pas l’acteur. Il met au point les différents types de cascades à effectuer avec le réalisateur et le responsable de la production.

    Description du métier

    Le cascadeur est un artiste qui intervient pour le tournage de scènes susceptibles de comporter des risques physiques pour un comédien ou nécessitant des capacités physiques ou techniques particulières. On distingue en général 4 disciplines de cascade : cascades mécaniques voitures, moto, avion, etc.), cascades physiques (chutes, combats etc.), cascades équestres, cascades aquatiques et pyrotechniques. Le ascadeur est un spécialiste dans un ou plusieurs de ces domaines : athlète, pilote de voiture ou moto, cavalier. Il a une bonne formation hysique et technique et s’entraîne régulièrement. Pour réaliser des cascades, le cascadeur prépare l’action minutieusement. Une cascade doit permettre à la mise en scène d’obtenir les images attendues, souvent en une seule prise, notamment lors de cascades mécaniques, car, lors de l’action, il y a souvent destruction de matériel (voitures etc.). De même, la préparation d’une cascade doit garantir la sécurité des cascadeurs impliqués, ainsi que des autres personnes présentes. Chaque scène est préparée avec le réalisateur et le comédien qu’il doit doubler. Le cascadeur sera choisi en fonction de sa silhouette similaire à celle de l’acteur et habillé et coiffé comme lui.

    Les domaines d'activité principaux

    • Analyser et préparer une cascade
    • Exécuter des cascades physiques
    • Exécuter des cascades mécaniques

    Les conditions de l'exercice du métier

    Le métier de cascadeur est un métier difficile et dangereux. Il exige une bonne formation selon la discipline choisie (acrobate, cirque, arts martiaux, sport de combat, pilotage, équitation…), ainsi que des aptitudes physiques et psychiques avérées. Les horaires de travail sont souvent irréguliers, ainsi que les conditions d’exercice par tous temps. Le cascadeur travaille pour des tournages (cinéma, télévision, publicité) ais aussi pour des spectacles vivants et des attractions comme pour des parcs de loisirs. Le cascadeur peut être salarié d’une société de production ou agir en tant que prestataire.

    Ses relations professionnelles

    Il est en contact avec le réalisateur, le directeur de production et le régisseur général ainsi qu’avec le directeur de la photo, le cadreur, les machinistes, les comédiens, les maquilleurs, les accessoiristes et les décorateurs.

    Ses responsabilités

    Le cascadeur est responsable du bon déroulement des cascades. Il doit garantir la sécurité de toutes les personnes impliquées dans la mise en place, l’action et la captation des scènes de cascades. Le cascadeur est aussi responsable de la qualité des matériaux utilisés pour chaque action. Le cascadeur doit régler minutieusement le déroulement de chaque cascade, pour éviter ou minimiser tout risque d’accident. Il prévoit également des mesures d’urgence en cas de problème. En cas d’accident, la responsabilité de la société de production et celle du cascadeur peuvent être engagées, notamment en l’absence avérée d’évaluation des risques en amont de la cascade.

    Fiche ROME

    L1203 Art dramatique

    Evolution du métier

    Régleur de cascades, conseiller technique cascade
    (Cadreur, Cadreur cinéma, Cadreur fiction, Opérateur de prise de vues) Le cadreur assure le cadrage des images et l’harmonie des mouvements de l’appareil de prise de vues, en fonction des indications du réalisateur pour la partie artistique et sous le contrôle, d’un point de vue technique, du directeur de la photographie. Il s’assure de fournir des images nettes, composées et stables. Il existe aussi des fonctions de cadreur dans la production de programmes de flux qui ne sont pas traitées ici.

    Description du métier

    A travers le viseur de l’appareil de prise de vues, il surveille et équilibre à tout moment le cadrage des images captées. La plupart du temps, le cadre aura été prédéterminé par le réalisateur qui souhaite donner une expression et un sens aux images. Le cadreur s’emploie donc à respecter ses indications. Sur le plateau, il travaille en particulier avec les assistants opérateurs et les machinistes pour la préparation et la mise en place de la caméra. Il prépare les plans avec le réalisateur. La préparation pour chaque intervention peut être différente, en fonction du type de prise de vues et du cadre à faire. En fonction de la valeur du cadre, il portera son attention sur les détails de l’image : le jeu et déplacement des acteurs, profondeur de champ, les effets d’éclairage etc. Il portera son attention sur de légers recadrages quand par exemple un acteur modifie sa position. Il sera attentif aux raccords des plans et pour cela il travaillera en collaboration avec le scripte. Pour les plans larges, outre la composition de l’image, il sera attentif à ce qu’aucun élément étranger au cadre déterminé ne le parasite: éléments techniques qui apparaissent dans le champ de la caméra, reflets lumière, micros, etc. Ce sera à lui de dire si lors d’une prise de vues, il y a eu un problème qui risque de la rendre inutilisable. Pour certaines prises de vues, le cadreur effectue des mouvements de caméra plus ou moins complexes qui nécessitent une bonne expérience et des répétitions : panoramiques, recadrages, l’utilisation d’un zoom (travelling optique). Lors d’un mouvement, le cadreur maintiendra des images cadrées et sera concentré sur les éléments qui passent dans le cadre. L’image du début d’un mouvement et l’image finale correspondent souvent à des cadrages précis souhaités par le réalisateur. Un cas particulier des mouvements de caméra est celui d’un déplacement du dispositif de prise de vues : travellings simples, travellings avec machinerie lourde. Lors de ces travellings, le cadreur travaillera avec l’équipe des machinistes qui les installent et opèrent la machinerie utilisée. Parfois, le cadreur peut être appelé à travailler avec une caméra portée à l’épaule. Certains cadreurs sont spécialisés dans les prises de vues de caméras en mouvements, utilisant des dispositifs de stabilisation (type « steadicam »). Enfin, d’autres spécialisations existent, comme des prises de vues à l’aide de caméras opérées à distance (commandes à manivelle ou « joystick » électronique), des prises de vues dans des conditions extrêmes (sports, sous-marines, aériennes …).

    Les domaines d'activité principaux

    • Cadrer des plans à enregistrer à l’aide d’une caméra
    • Cadrer des plans en mouvement avec ou sans utilisation de machinerie
    • Opérer un dispositif de prises de vues à stabilisation (type steadicam)

    Les conditions de l'exercice du métier

    Le cadreur travaille en général en équipe lors d’un tournage, il fait partie de la filière « image » et est en relation avec la réalisation. Les conditions de travail sont celles de l’équipe du tournage, les horaires peuvent varier en fonction des besoins du plan de travail (jour/nuit, tournage en studio comme en extérieur). Pour un travail avec port de caméra, une bonne condition physique est indispensable (charges lourdes pouvant avoir une incidence notamment sur le dos). La cadreur est salarié par une société de production.

    Ses relations professionnelles

    Le réalisateur, le directeur de la photo, les assistants opérateurs, les machinistes, les comédiens, l’ingénieur du son, le chef électricien.

    Ses responsabilités

    Le cadreur est responsable des cadrages des plans lors d’un tournage. Il exerce cette responsabilité en conformité avec les souhaits de la réalisation d’un film. Il est également responsable de la surveillance du champ de l’image enregistrée, pour éviter l’enregistrement d’éléments imprévus lors du tournage des plans. Il doit signaler au réalisateur tout événement qui puisse compromettre l’utilisation d’un plan au montage.

    Fiche ROME

    L1505 Image cinématographique et télévisuelles  

    Bruiteur

    Le bruiteur produit manuellement ou mécaniquement des bruits pour le cinéma, la production audiovisuelle ou d’animation. De la porte qui grince aux claquements de pas, du coup de fusil au frôlement d’un tissu, tout bruit signifiant recréé en auditorium est l’œuvre du bruiteur. Il est le garant de l’adéquation des sons qu’il crée et interprète par rapport à l’image. Le bruiteur est tout autant un spécialiste des effets sonores qu’un professionnel bénéficiant d’une sensibilité artistique.

    Description du métier

    Le bruiteur est sollicité par une équipe de production ou un studio de post synchronisation pour participer à la réalisation d’un projet audiovisuel. Selon qu’il s’agisse d’une production radiophonique ou d’une production audiovisuelle (cinéma, animation, télévision, …), le bruiteur exerce son métier artistique de façon différente. Pour préparer son travail, le bruiteur visionne le montage d’un film. Il détermine l'équipement et les techniques les plus adaptées au type de bruitage qu’il doit exécuter. L’objectif du bruiteur est de trouver le bruitage le plus près possible du bruit recherché, c'est-à-dire un bruitage réaliste, ou, au contraire, de rechercher un bruitage insolite, par exemple pour les dessins animés ou pour les effets. Le plus difficile est en fait de produire des sons crédibles ayant l’air naturel. Un bon bruitage doit parfaitement s’intégrer aux autres sons du direct ou du montage. Beaucoup de « bruits » ne sont pas enregistrés de manière « authentique » lors des prises de son au tournage. Le preneur de son se concentre davantage sur l’enregistrement des voix des comédiens que sur certains détails de l’action produisant des bruits. Ce sont ces sons mal restitués par l’enregistrement du « son direct » que le bruiteur s’efforce de créer. Une fois que le bruiteur sait quels sons il doit produire, il choisit une méthode de fabrication. Le savoir-faire d'un bruiteur, c'est de savoir utiliser tout type d’objets pour produire les sons les plus divers. Ce métier nécessite à la fois une grande expérience, un esprit curieux et ludique mais aussi la transmission du savoir-faire entre les « générations » de bruiteurs. Il s’agit d’un métier ludique et artisanal, qui est avant tout une affaire d'imagination. Le bruitage demande des qualités d'écoute, d'observation, de concentration, et développe l'imagination et la créativité. Le bruiteur a besoin de la collaboration d’un ingénieur du son en studio pour enregistrer les sons recréés.

    Les conditions de l'exercice du métier

    Le bruiteur exerce son métier dans des lieux d’enregistrement, auditorium ou studio. Les emplois sont contractualisés généralement sous CDD d’usage avec des durées de contrat variables. Ces salariés bénéficient du régime de l’intermittence du spectacle. Il exerce dans le contexte d’une société de production ou d’un studio de post synchronisation.

    Ses relations professionnelles

    Le bruiteur travaille en général avec le directeur de la postproduction, le réalisateur. Il collabore étroitement avec l’ingénieur du son, qui peut modifier les sons sur sa console. Le bruiteur est parfois accompagné d’un assistant.

    Ses responsabilités

    Le bruiteur reçoit parfois des consignes du réalisateur concernant l’ambiance, l’esthétisme sonore recherché. Mais c’est à lui de repérer et de réaliser tous les sons nécessaires. Il s’engage sur la qualité des sons qu’il produit afin que ceux-ci soient totalement intégrables aux autres sons utilisés.

    Fiche ROME

    L1507 Montage et postproduction

    Les formations liées au métier

    Avec le développement de bibliothèques de son préenregistrés, on fait moins appel à des bruiteurs. Ils sont tout de même très sollicités au cinéma et au sein des grosses productions qui recherchent des effets sonores très pointus.
    (Animateur 2D / 3D, Dessinateur d'animation, très rarement employé, éventuellement en 2D. Graphiste ou Infographiste, parfois employé en TV ou publicité mais à mauvais escient.) L’animateur intervient dans la fabrication d’un objet audiovisuel dans la deuxième grande étape : la production.

    Description du métier

    L’animateur  (du latin « anima » = âme) donne vie aux personnages créés par les auteurs graphiques en suivant les consignes du story-board et sous la houlette du directeur d’animation (ou chef animateur) et du réalisateur. Selon les cas, il peut aussi animer des éléments de décor, ou gérer des foules ou des effets spéciaux. Préparation de l’animation L’animateur s’inscrit dans une chaine de fabrication, qu’il doit comprendre. Il prend ainsi connaissance du projet dans son ensemble à partir des directives du réalisateur, du pack design*, du storyboard* et/ou de l’animatic. Il consacre une grande part de son travail à observer, analyser, comprendre, les mouvements avant de créer l’animation elle-même. Il organise son travail afin de respecter les contraintes de temps (en nombre de secondes d’animation ou de dessins à fournir par jour ou par semaine). Il peut être amené à faire des recherches sur papier, par le dessin. Il définit une méthodologie d’approche de la scène à traiter. Réalisation de l’animation Une fois cette phase préparatoire terminée, il crée l’animation aux moyens de logiciels dédiés / d’outils graphiques informatiques. Il restitue les mouvements, par exemple d’un personnage, d’une foule, (…), image par image. Une fois ce mouvement conçu, l’animateur visionne l’enchainement de ces différentes images (arrêtées) pour vérifier la qualité de l’animation qu’il est en train de réaliser. L’animateur fait valider régulièrement son travail, souvent quotidiennement.

    Les conditions de l'exercice du métier

    L’animateur est en contrat à durée déterminée d’usage (CDDU) dans lequel la date de fin du contrat correspond à la fin du projet. Les CDDU vont de quelques jours (en publicité par exemple) à plusieurs mois (jusqu’à 18 ou 24 mois pour un long métrage d’animation). Des CDI sont parfois proposés, plus fréquemment en régions qu’à Paris. Le travail en indépendant existe mais est peu répandu. L’animateur travaille dans un studio d’animation, principalement en open-space. Il travaille en équipe avec d’autres animateurs, voire avec les équipes de graphistes et de la production. En fonction de ses contrats, il peut être amené à travailler en régions et à l’étranger. Le travail s’effectue majoritairement sur ordinateur. Certains dessins préparatoires peuvent néanmoins se faire encore sur papier. Les entreprises du secteur sont principalement des PME, parfois même des TPE. Leurs effectifs fluctuent en fonction des productions en cours. Sur des projets à petits budgets, il arrive que l’animateur soit aussi en charge du story-board* et/ou du lay-out*.

    Ses relations professionnelles

    L’animateur travaille sous la responsabilité d'un chef animateur (ou lead animateur), lui-même placé sous l’autorité du directeur de l’animation (responsable de l’homogénéité de l’animation sur l’intégralité du film) et du réalisateur (pour les aspects artistiques) et du directeur de production ou des chargés de production le cas échéant. Moins les projets sont importants, plus la chaîne hiérarchique est courte. Ainsi, en publicité par exemple, l’animateur pourra être directement sous l’autorité du réalisateur. En animation 2D, l’animateur peut superviser un assistant et un intervalliste – mais ces 2 postes ont tendance à disparaître (et n’existent pas en 3D).

    Ses responsabilités

    Auteur du mouvement des personnages et/ou des effets spéciaux, l’animateur est responsable de la qualité et du degré de sensibilité de l'animation. Il a une obligation de rendement quotidien ou hebdomadaire (il doit fabriquer un nombre pré-établi de secondes d‘animation dans un temps donné).

    Fiche ROME

    E1205 : Réalisation de contenus multimédias

    Les formations liées au métier

    Pour exercer le métier d’animateur, une formation spécifique est fortement recommandée, d’autant que le métier exige de plus en plus de connaissances techniques (notamment la maîtrise de logiciels dédiés). Il existe de nombreuses écoles qui forment à l’animation, chacune affichant des spécificités (plutôt tournées vers la 2D, ou la 3D ou les VFX). Les formations vont des niveaux bac+2 à bac+5. Les étudiants souhaitant augmenter leur polyvalence peuvent enchainer différents cursus dans différentes écoles.

    Evolution du métier

    Le métier d’animateur a connu, et connaîtra d’importantes évolutions technologiques, bien que la base du métier d’animateur reste la même : donner vie aux personnages. Le marché est porteur et offre de réelles perspectives d’emploi. Les possibilités d’évolution y sont ouvertes : un animateur peut devenir chef animateur (ou lead animateur ou superviseur), puis directeur de l’animation. Il peut aussi envisager des postes de story boarder ou de layoutman, voire devenir directeur artistique ou réalisateur. Le secteur de l’animation évolue rapidement avec l’émergence de nouveaux modes de diffusion. Aujourd’hui la réalité virtuelle ou augmentée et les caméras 3D à 360° se développent. La préviz est de plus en plus pratiquée par souci d'optimisation des coûts de fabrication. Toutes ces évolutions vont immanquablement impacter le travail de l’animateur, en générant de nouvelles demandes.
    (Superviseur des effets visuels, Superviseur, Superviseur VFX, Superviseur SFX, Superviseur des effets spéciaux) Le superviseur des effets visuels intervient tout au long de la fabrication d’un objet audiovisuel tant en développement, qu’en production et en postproduction.  

    Description du métier

    Le superviseur des effets visuels apporte et contrôle les solutions techniques demandées par le scénario d’une œuvre en matière d’effets visuels. Il est présent du début à la fin d’un projet. En développement :   En concertation avec le réalisateur et le producteur, après lecture du scénario, le superviseur propose des solutions de création d’effets visuels en cherchant la solution optimale entre souhaits artistiques et contraintes budgétaires. Il définit les besoins humains et techniques liés à la fabrication des effets visuels, ainsi que le temps nécessaire à la fabrication des effets. Il met en place l’équipe de graphistes qui fabriquera les effets ainsi que les infrastructures correspondantes. En production : Supervision de la réalisation En plateau, le superviseur surveille et contrôle le tournage des plans intégrant des effets (par exemple ceux tournés sur « fond vert »). Il assiste le réalisateur par ses conseils. Le superviseur s’assure que les spécificités techniques décrites dans le scénario sont bien réunies au moment du tournage. Le superviseur est aussi présent pour répondre aux questions de dernière minute d’une production, ou répondre à une dernière idée du réalisateur. En studio : il encadre le travail de l’équipe de graphistes* qui fabriquent les effets selon les directions artistiques et techniques pré définies. Il lui arrive de fabriquer lui-même certains effets. En postproduction : Le superviseur assure le suivi et l’intégration des effets visuels dans l’œuvre finale. C’est lui qui dirige la réalisation des plans avec effets visuels.  Il sert d’interface entre le réalisateur et l’équipe de postproduction. Il gère l’équipe de graphistes de postproduction et vérifie le rendu des effets. Lorsqu’il est satisfait du rendu des effets, il propose au réalisateur une 1ère version du travail effectué. Ensuite il suit les différentes corrections apportées jusqu’à l’acceptation de la version définitive. Dans certaines productions, le superviseur n’intervient que sur cette dernière phase. Pourtant, plus le superviseur intervient tôt dans fabrication d’une œuvre, plus le travail global est facilité.  

    Les conditions de l'exercice du métier

    Le superviseur des effets visuels est amené à travailler pour différents types de projets : long métrage d’animation ou images réelles, série ou unitaire TV, habillage télévisuel, publicité, architecture, communication, simulation temps réel, jeu vidéo.

    Selon le type de projets, il travaille au sein de : studios d’animation, sociétés de postproduction, studios de création de jeu vidéo, studios de création d’images de synthèse dans les domaines industriel, architectural, scientifique, médical et autre.

    Ces entreprises sont majoritairement des PME dont les effectifs varient en fonction des productions en cours.

    Dans la majorité des cas, le superviseur est salarié en contrat à durée déterminée d’usage (CDDU). Mais il peut aussi être embauché en CDI au sein des sociétés d’effets spéciaux les plus importantes ou travailler en free-lance.

    Il est courant qu’un superviseur suive plusieurs projets en même temps. Il peut être amené à suivre un tournage à l’étranger pendant plusieurs semaines.

    Ses relations professionnelles

    Le superviseur d’effets visuels travaille directement avec le réalisateur et, le cas échéant, avec le chef opérateur et le chef décorateur et le producteur. Il supervise la fabrication des effets en partenariat avec le directeur technique, aussi appelé « TD » pour Technical Director.

    Il encadre quotidiennement l’équipe de graphistes, également appelés artistes VFX, animateurs ou digital artists en anglais.

    Selon la taille des projets ou des structures, il peut y avoir une chaine de commandements avec plusieurs niveaux de prise de décisions.

    Ses responsabilités

    Le superviseur garantit la bonne exécution des effets spéciaux, de leur conception à leur intégration dans l’image finale, dans le respect des choix artistiques du réalisateur, des délais et des contraintes financières imposées par la production.

    Il est responsable de la faisabilité des effets visuels et de la méthode mise en place pour leur fabrication, ainsi que de leur qualité et de leur rendu.

    Les formations liées au métier

    Pour exercer le métier de superviseur des effets spéciaux, une expérience professionnelle dans les métiers de l’animation est indispensable. Cette expérience s’entend en nombre d’années (5 à 10 ans) mais aussi en nombre de projets déjà suivis. La prise de responsabilité est progressive jusqu’à devenir superviseur. Au préalable, il est nécessaire d’avoir suivi un enseignement spécialisé dans les métiers de l’animation et/ou des effets spéciaux : formations de niveau bac + 2 à bac + 5.

    Evolution du métier

    Le poste de superviseur des effets visuels est situé au sommet de l’organigramme d’une production. Au début, un superviseur ne s’occupera que d’un plan ou d’une séquence. Puis de la totalité d’un film. Il pourra ensuite intégrer une plus grande structure au poste de superviseur de département puis superviseur en chef.

    Un superviseur peut également devenir réalisateur ou producteur et monter sa propre structure.